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  SAMEDI 08 JUILLET 2017 - REFUGE DU BLAUFELS
 

16°C au thermomètre, et de gros nuages inquiétants envahissent le ciel, surtout sur les reliefs. Après une période caniculaire, l'effet est un peu frisquet. Mais qu'importe, c'est le jour de notre rendez-vous avec nos marcheurs. Sur le parking, Dominique nous annonce que nous n'accueillerons pas A. (ou M., selon la source) l'autorisation n'a pas été signée.

Dès notre arrivée dans le sas de la centrale, nos marcheurs sont déjà en vue et des bras se lèvent pour nous saluer. Tous les 6 sont fidèles au poste: PK., M., C., R., G., et P. qui randonne pour la dernière fois avec DECLIC. Ce matin, tout est rapide, nous nous retrouvons sur le trottoir, en petits groupes pour rejoindre gaiement les véhicules qui nous emmèneront jusqu'à la gare de Willer Sur Thur. Comme d'habitude, avant le départ de notre randonnée, nous nous accordons un moment de partage, les conversations ont bien entendu commencé au cours du parcours. Notre point de départ aujourd'hui, nous permet de nous abriter et aussi de nous rassembler afin que tous profitent des conversations. On déguste le café préparé par Jean-Michel et Evelyne S et des gâteaux de la pâtisserie d'Ensisheim offert par Dominique, du gâteau au chocolat fait par Evelyne et du traditionnel moelleux de Danièle. C'est l'heure du départ, nous guettons avec anxiété l'état du ciel qui reste menaçant. Le refuge du Blaufels est le but de la balade du jour. G. a opté pour les bâtons, ce qui va bien l'aider pour atteindre le refuge. On s'engage dans le vallon assez large au départ, propice aux échanges qui ne manquent pas. Les groupes s'égrainent tout au long du chemin et Jean-Michel qui guide la marche ne manque jamais de s'arrêter pour attendre les derniers ou plus important encore lorsque l'on change de direction. Et d'ailleurs il nous attend au bord du chemin, pour indiquer aux derniers marcheurs qu'il faut emprunter ce petit sentier qui monte dans la forêt. On se retrouve à la queue leu leu sur ce petit sentier assez pentu qui nous guidera jusqu'au refuge, ce qui ralentit nos conversations, et aussi notre allure.

Au cours du chemin, Dominique demande aux personnes ayant les mains libres de ramasser du bois pour la grillade. La météo s'annonce de plus en plus menaçante, mais nous arrivons au refuge avant la pluie. Un autre groupe a déjà envahi les lieux. Nous n'avons pas pour habitude de partager avec un groupe inconnu, encore moins de partager notre lieu de repas et de repos. Il nous faut apprendre. Nous sommes tous un peu déçus, mais on se ressaisit. Dominique et C. préparent le feu pour la cuisson de nos victuailles à l'intérieur du chalet, c'est impossible de manger dehors, il fait trop froid. Le lancement du feu permet d'installer un échange avec l'autre groupe qui se trouve heureux de pouvoir bénéficier de nos braises. On apprend donc qu'ils sont un groupe d'encadrants scouts de Thann qui se réunissent pour travailler. On se retrouve tous à l'intérieur du chalet pour le repas et nous sommes bien content de profiter de la chaleur du barbecue. M. et Jacques s'occupent de la cuisson des saucisses-merguez que PK. a préparé avec la salade et les tranches de lard. Visiblement C. est un peu perturbé par le fait de devoir partager le refuge et surtout les braises. Les salades et la grillade sont appréciées.

Malgré, ce petit événement, on essaie de se retrouver autour d'une table pour notre temps de parole. Dominique profite pour transmettre le bonjour de Michel, qui randonne entre Budapest et l'Alsace et qui se trouve en ce moment à Vienne. M. se réjouit de nous annoncer qu'il a signé au cours de la semaine un cdi avec son patron, avec un début d'activité le 1er Novembre. Nous parlons aussi du départ prochain de P., qui a été sujet conversation tout au long de la journée. Toujours sous une météo incertaine nous engageons la descente vers Willer. Comme nous sommes un peu en avance, Dominique propose un nouveau temps de paroles au milieu de la forêt. Jean-Philippe propose que l'on s'exprime sur le fait que notre refuge soit déjà occupé avant notre arrivée. Marie-Paule propose des bonbons, et aussi des sucettes, et Anne des gâteaux.

Nous rejoignons à nouveau la gare de Willer et sur la deuxième partie de la descente, G. ressent quelques douleurs dans le genou, qui l'inquiètent. La semaine suivante, il est prévu qu'il sorte sur 5 jours pour rejoindre Conques avec l'aumônier de la centrale. Dans l'ensemble les bâtons l'ont bien soulagé par rapport à la dernière sortie. Nous retrouvons notre abri du point de départ, qui nous permet à nouveau de pouvoir échanger tous ensemble. Très bonne idée, bien pratique ce genre d'abri qui permet de s'installer sur le périmètre du lieu. On se voit tous, il y a de l'espace et nous sommes protégés des intempéries.

C'est l'heure, tous aux véhicules, retour sur Ensisheim, et comme ce matin, tout se passe très vite. Contrairement aux habitudes, nous avons tout juste le temps de se dire au revoir, les marcheurs franchissent le portique, qui sonne sur certains passages, (montre, ceinture, voire même chaussure pour R.) que la lourde porte de l'extérieur s'ouvre et nous fait comprendre que nous devons quitter les lieux. Nous voilà à nouveau sur le trottoir plus rapidement que nous ne le pensions. En cercle, auprès du trou de la météorite, nous résumons la journée, donnons nos ressentis, chacun des accompagnateurs s'exprime librement, écoute l'autre. Nous sommes tous unanimes, l'ambiance du groupe est bonne et agréable. Et nous croisons les doigts pour que la réinsertion de P. se passe au mieux.

 

 

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