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  SAMEDI 02 SEPTEMBRE 2017 - ABRI BAUMANN
 

Il pleut, il pleut bergère, et les moutons marchent sous la pluie.

Premier samedi du mois, et nous retrouvons nos marcheurs d'Ensisheim. Ce matin on s'interroge sur la couleur du ciel et du taux d'humidité. Au lever, nous jetons notre premier coup d'œil à l'état du ciel, mais de toute manière, nous avons rendez-vous, nos marcheurs nous attendent.

Sur le parking d'Ensisheim, nous apercevons Gilbert qui remplace au pied levé la famille Coulon. Jean-Michel est référent de la sortie, secondé par Jean-Philippe. Anne F, Marie-Paule, Jacques et Danièle se retrouvent, après les vacances de l'été.

Nos marcheurs sont prêts. Et après les retrouvailles, nous prenons la route, direction la vallée de Thann, pour se garer autour de la chapelle à la sortie du village de Roderen. Si les conversations sont déjà en route, elles continuent autour du traditionnel café, gâteau qui nous permet d'échanger autour d'une table, certes un peu usagée, mais qui tient lieu quand même de support matériel.

Aujourd'hui Ms., C., G., P., R., et Mo., ils sont tous présents. D'ailleurs, depuis un certain temps, les marcheurs sont réguliers, ils ne s'absentent que très rarement. Jean-Michel et Jean-Philippe nous feront monter vers le col d'Hundsruck (748m). Le départ de notre balade se fait au travers de pâturage. La petite bande s'étire, c'est normal, la randonnée est plutôt montante, chacun avance à son rythme. Mo. marche facilement, il se trouve toujours devant. Ms. parle de cuisine, de pâtisserie, ou de recette. Avec C., ils attendent avec impatience le résultat de la commission qui fixera la date de leur sortie. Elle est proche. Normalement, ils marcheront pour la dernière fois avec DECLIC, le mois prochain.

Notre groupe changera à nouveau, et nous devrons apprendre à échanger aux côtés de nouveaux marcheurs.Nous partageons la joie de la sortie, et les appréhensions, la recherche d'un hébergement, et la mise en œuvre pour retrouver un emploi. Au cours de nos randonnées se créent des liens, et le départ d'un marcheur reste un événement. Nous traversons le village de Rammersmatt, et là commence la montée assez raide, qui nous emmènera au petit abri d'Hochbourg, installé à flanc de montagne. Une petite halte y est prévue. Nous apprécions la superbe vue sur la plaine, et si « la météo avait été un peu plus clémente » nous aurions pu admirer les Alpes à l'horizon.

C'est autour d'une table que nous dégustons un morceau de saucisse et du pain, proposé par Jean-Michel. Cette petite collation permettra à nos estomacs d'attendre la véritable halte, dans le prochain abri. Nous reprenons notre balade et nous atteignons le col d'Hunsdruck, pour poursuivre notre chemin et atteindre la pause de midi. Nous empruntons un petit sentier, dans une belle forêt de hêtres, mais la pluie nous surprend au cours de notre montée. Une averse qui persiste, et malgré que l'on marche à l'abri dans la forêt, les capes ne peuvent pas absorber toute cette pluie. Nous progressons tête baissée, en regardant nos chaussures et à bonne allure. Nous avons hâte de rejoindre l'abri Baumann, pour nous protéger. G. qui se trouvait souvent à l'arrière de la file, marche et grimpe sans dire un mot, sans une réflexion. Il nous surprend agréablement. D'ailleurs, il nous avoue, qu'il a compris que le fait de râler, ne le faisait pas avancer plus vite, et qu'il gênait tout le groupe. C'est une métamorphose très agréable. R., un grand monsieur, très réservé, que l'on pourrait oublié facilement, s'ouvre petit à petit à l'un ou à l'autre des accompagnateurs. Et toutes ces petites choses, nous réjouissent.

Nous atteignons enfin notre abri et nous avons froid. Dans les rangs, ça râle un peu, nous sommes trempés, et nous avons surtout bien grimpé. Heureusement, on peut se réfugier à l'intérieur pour manger et se reposer. On a quand même froid, et le café ne suffira pas pour nous réchauffer. On ne traîne pas, dans ce joli petit abri, qui a été construit en Juin 2017. IL est sympa, mais la météo nous presse, et nous repartons assez rapidement. Encore un coup de chapeau à P., qui prépare le repas du midi et les sandwichs.

Nous entamons la descente, et la pluie nous rattrape à nouveau. Les capes ne servent plus à rien. Et nous sommes pressés de retrouver les véhicules. Nous atteignons à nouveau le village de Roderen, et là un semblant d'accalmie. Pourrons-nous enfin, profiter d'un café au sec ? Certains retrouvent les 2 chevaux, dans l'enclos, et leur donnent le pain restant, d'autres visitent la chapelle, et font tinter la cloche au passage. Nous avons encore un peu de temps, et les éléments semblent se calmer. Nous recherchons les rayons du soleil et là nous profitons pour lancer le temps de paroles que nous n'avions pas eu loisir d'entamer après le repas.

Il nous faut un sujet et Danièle raconte une petite anecdote estivale, une histoire liée à un jeune homme ayant un bracelet électronique et se trouvant certainement persécuté. Et voilà, la parole est lancée, elle ne s'arrêtera que lorsque Jean-Michel donnera le signal du Départ. Au cours de notre petit débriefing de fin de journée, les accompagnateurs s'accordent à constater que le groupe actuel fonctionne bien, pas de tensions, pas de remarques, il y règne une bonne entente. Nous profitons de cet instant pour échanger des nouvelles d'anciens marcheurs. Par exemple, J-Philippe a eu l'occasion, au cours de l'été, de rencontrer J-M qui prend soin de ses parents âgés tout en logeant sur Mulhouse.

 

 

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