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  SAMEDI 10 FEVRIER 2018 - MAISON D'ACCUEIL ST MICHEL
 

Aujourd'hui, nous avons rendez-vous à 7H50 sur le parking de la maison centrale. Le réveil a été dur, mais on se lève pour une bonne cause, et nous avons hâte de retrouver les marcheurs et aussi les autres accompagnateurs.

De plus, c'est un jour particulier, Dominique et Jean-Michel ont prévu de partir à pied d'Ensisheim.

C'est une première, nous avons, toujours, jusqu'à présent, utilisé les véhicules pour nous éloigner de la maison centrale. Le programme de la journée sera de rejoindre la maison d'accueil St Michel située sur la commune d'Issenheim où nous mangerons une choucroute préparée par la maison centrale, idée de P.

Bon pied, bon œil, j'arrive en même temps que Dominique. Jean-Michel repère déjà le départ de la marche. Marie-Paule, Jean-Philippe et Gilbert complètent la liste des accompagnateurs. Le nombre des marcheurs a diminué. L'administration pénitentiaire prépare de nouveaux candidats. Nous accueillons ce samedi C2. Il est prévu 3 autres marcheurs : R., P. et C1..

Si nous attendons quelques instants sur le trottoir, que la lourde porte s'ouvre, nous sommes tous admis à entrer dans le hall. Nos amis arrivent très rapidement. On peut lire le sourire sur les visages derrière la grille. Les retrouvailles sont toujours chaleureuses. Nous embarquons la choucroute et nous voici à nouveau sur le trottoir. Les échanges vont déjà bon train, on ne perd pas de temps.

Une fois n'est pas coutume, nous prenons notre petit déjeuner (café-thé-gâteaux) sur un banc que nous repérons sur le parking de la centrale au bord de la rivière (la Thur), un peu à l'abri du regard du mirador. Moment de convivialité, et aussi moment de présentation, C2. marche pour la première fois avec nous. IL nous faut pas trop tarder, nous avons une douzaine de kilomètres à faire, certes dans la plaine, mais C2. que nous ne connaissons pas encore, nous est présenté avec une pathologie cardiaque assez importante. Nous sommes un peu inquiet.

Jean-Michel donne le signe de départ, nous traversons le pont de la Thur, pour rejoindre la zone artisanale d'Ensisheim et les champs labourés. Comme je l'ai déjà fait remarqué, aujourd'hui, le circuit est plat, la troupe s'étire, la marche est facile. Les petits groupes se forment. Et chacun, échange, écoute. Les premiers s'arrêtent de temps à autre pour reformer le groupe. Gilbert, nous accompagne et à hauteur de la commune d'Ungersheim, il fait demi-tour, pour revenir à Ensisheim.
Il est chargé de l'intendance. Il transportera la choucroute à la Maison St Michel. Tout est bien étudié. Lorsque nous arriverons à Issenheim, la choucroute sera prête à être déguster. Il est prévu un véhicule, au cas où notre nouveau marcheur ne puisse pas faire le retour. L'étape du jour est très facile mais elle est longue.

Au loin les Vosges, un peu blanchies, et nous progressons sur les chemins de terre entre Ungersheim et la voie ferrée pour atteindre ensuite Merxheim. C2. se trouve en fin de peloton, mais il avance régulièrement, et ne présente aucun signe de fatigue ou de difficulté. A travers champs, nous apercevons 4 biches, qui galopent pour atteindre le bois.

Nous sommes accueillis à la maison St Michel par Paolo. Il nous donne quelques consignes et après le repas, Sœur Monique nous racontera l'histoire de notre lieu d'accueil et aussi du retable d'Issenheim. Nous sommes un peu pressés par le temps. Nous devons reprendre le chemin du retour impérativement vers 14 heures 30 et il est déjà 12 heures 30. Le temps passe trop vite.

La choucroute fait l'unanimité, et nous remercions l'initiative de P. qui est heureux de nous faire plaisir.

La vaisselle, le rangement, le nettoyage et nous nous retrouvons dans une salle où Sœur Monique nous attend. Nous avons ¾ heure pour écouter son récit. Elle se présente (sœur de la divine providence de Ribeauvillé) et nous expose l'histoire du couvent des Antonins, de la Maison St Michel qui abritait le célèbre retable d'Issenheim, peint par Mathias Grünewald. Ce chef d'œuvre, de renommée mondiale est exposé au Musée Unterlinden à Colmar.
Une vidéo nous a permis d'apprécier la splendeur de cette pièce.

L'heure du retour est annoncée, Jean-Michel veille toujours au grain. Pour rejoindre Ensisheim, nous empruntons le même chemin. Et comme C2. est en forme, Gilbert laissera sa voiture, et se joindra au petit groupe. Nous apercevons à nouveau, une biche, qui détale sous nos yeux.

A la croisée de chemins, nous faisons une petite halte, il reste un fond de café, que nous partageons et nous proposons des beignets. Nous reprenons notre chemin, comme à l'aller, des petits groupes se forment, la file s'étire. C1. raconte quelques anecdotes, de la vie intérieure de la centrale, qui nous font tous sourire, voire même rire. L'ambiance est détendue. C1. est très bavard, certainement sa façon pour exprimer son mal être.

Nous avons un peu mal aux jambes. C'est normal, dit Jean-Philippe, nous avons parcouru 25 kms.

Il semblerait que l'on traîne un peu. Jean-Michel nous rappelle un peu à l'ordre. En effet, il se fait tard et nous ne devons pas nous présenter en retard à la porte de la centrale.

18 heure 30, nous sonnons à la porte de la centrale. Nous sommes à l'heure. C'est l'heure aussi de nous séparer. Tous les quatre, heureux d'avoir partagé cette journée nous donne rendez-vous pour la prochaine sortie, et nous remercie chaleureusement.

Avant de nous séparer, les accompagnateurs commentent la journée. Nous sommes unanimes, C2. s'est bien comporté tout au cours de la journée. Nous pourrons proposer une randonnée un peu plus difficile. R., reste toujours réservé, mais s'exprime bien en petit groupe. Nous trouvons que P. se porte de mieux en mieux, surtout depuis qu'il occupe le poste de cuisinier au mess et C1. parle beaucoup.

 

 

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