ent mulhouse
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  SAMEDI 12 MARS 2016
 

Contrairement au mois dernier, aujourd'hui il ne pleut pas. La météo est donc plutôt favorable pour une randonnée, même si un vent froid du nord rafraîchit l'atmosphère.

A l'heure du rendez-vous devant la Sous-préfecture deux marcheurs, N. et H., sont là pour profiter de l'après-midi, se dégourdir les jambes et s'oxygéner. Les accompagnateurs sont plus nombreux. Il y a Brigitte, Anne, Michel et Jean Marie, pour qui c'est sa première participation, ce qui lui permettra de faire connaissance avec les marcheurs et de mieux découvrir DECLIC.

Comme la tradition maintenant l'exige, nous commençons d'abord par le partage du repas. Une grande marmite de soupe nous attend au presbytère de Richwiller, où nous sommes attendus et accueillis par Robert et Marie Rose. C'est elle qui a préparé la soupe, qui est délicieuse. Mais il faut dire que la soupe apportée par Brigitte est très bonne aussi. Après voir goûté à tout, on se dit qu'il aurait fallu noter les recettes de la quiche et des gâteaux au chocolat ou au citron... mais il aurait sans doute été difficile de les réussir aussi bien !

Il est déjà 14h30 quand nous pouvons nous mettre en chemin. Marie Rose et Robert nous guident vers Lutterbach et Pfastatt à travers la forêt du Nonnenbruch. Elle n'a pas encore revêtu ses habits printaniers, mais ses sentiers sont agréables et pas trop boueux, malgré le temps humide des derniers jours. Les chants des oiseaux nous accompagnent et Marie Rose, qui les reconnaît, nous rend attentifs par exemple à celui de la sittelle torchepot. Il doit y avoir aussi des sangliers et des chevreuils, mais nous n'en voyons que les traces au sol.

C'est ainsi que nous passons à côté du « Gros Chêne », qui a plus de 300 ans d'âge ; il a encore fière allure et l'un ou l'autre d'entre nous aimeraient bien se charger de son énergie. Nous découvrons aussi une grande ferme équestre, où de nombreux jeunes viennent pour s'initier à ce genre de randonnée et en profiter. Jean Marie connaît cette ferme et son propriétaire ; il paraît que les prix défient toute concurrence, ce qui rend ce loisir accessible au plus grand nombre.

Nous ne voyons pas le temps passer et déjà nous revenons sur Richwiller. Malgré l'absence de dénivelés, les paysages étaient variés et la promenade loin d'être monotone. Mais à la sortie de la forêt il y a un petit vallonnement et il semblerait que c'est ici le premier pli des contreforts du Jura.

De retour dans la salle où nous avons pris le repas de midi, nous avons encore bien assez de temps et assez de restes à partager pour accompagner café ou tisane. Brigitte propose de prendre ce moment pour nous dire ce que peut évoquer pour chacun le mot « réinsertion ». Nous découvrons que nous avons déjà tous pu en faire l'expérience, chacun à sa manière : pour les uns après un temps de détention et pour d'autres suite à un déménagement, un changement de région ou une perte d'emploi. Chaque fois il faut s'adapter à un nouvel environnement, à un monde qu'on ne connaît pas. Anne constate que ce qui l'a beaucoup aidée c'était de ne pas rester seule, mais de pouvoir intégrer un groupe. Pour cela il faut oser faire un premier pas, car sinon on reste seul et on n'arrive à rien. H. se rend compte qu'après le temps de détention, pendant lequel il côtoyait surtout des gens en uniformes, c'est un retour à une « société normale ». Chercher un travail ou un logement, ce n'est pas évident, mais il est bien aidé par le CIAREM...

Ca y est, il est temps de reprendre les voitures pour repartir vers la gare de Mulhouse. Seuls Robert et Marie Rose restent sur place... il faut bien quelqu'un pour ranger la salle ! Un grand merci à eux.

P.S. important : Peut-être qu'un lecteur de ce compte rendu pourra aider N. et H. à retrouver un emploi dans leurs qualifications respectives : N. est peintre-façadier et il a de l'expérience dans ce métier ; H ; est pâtissier, titulaire d'un CAP.

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