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  SAMEDI 03 AOUT 2013 - LA PETITE PIERRE
   
                    

Le groupe est composé de 12 personnes : 6 marcheurs et 6 accompagnateurs. On apprend que S. est sorti avec un aménagement de peine et M. n'a pas pu venir pour des raisons de santé.

Destination du jour : la maison forestière de Potaschplatz. Notre point départ est le parking de la Petite Pierre juste à côté de l'office de tourisme.

En ce 3 août, on bénéficie d'une pause rafraichissante parmi ces dernières journées de grosse chaleur, on prévoit même un peu de pluie en début d'après midi – qui s'en plaindrait ? -, en fait nous n'avons vu goutte. Il y a une belle dynamique de groupe et visiblement tout le monde a envie de marcher. Jean nous guide avec J.M. son copilote pour l'occasion. Le parcours de 15 km se fait en douceur, sauf à la fin - en dernière touche - une bonne montée dans un layon encore tout humide pour arroser notre arrivée. Sur l'ensemble du circuit, de petits sentiers ombragés en pleine forêt alternent avec de grands chemins ouverts sur la montagne environnante. On aperçoit d'ailleurs le château de Hunebourg qui émerge fièrement d'une nature aux nuances de vert infinies.

La pause déjeuner se fait aux abords de la maison forestière du Potaschplatz. Sont servis les traditionnels sandwichs soigneusement préparés par les marcheurs ; il a même été prévu un sandwich « spécial randonneur qui ne mange pas de viande ». Les prochaines fois nous sommes invités à passer commande (comme dans l'avion mais en bien meilleur !). Quand le corps s'est bien alimenté, on propose de mettre les méninges en ballade à travers une activité légère et digestive issue d'ateliers d'écriture. C'est une première expérience, tout le monde joue le jeu, mais avec plus ou moins de conviction, il faut bien le reconnaître. De l'avis général, l'idée est à poursuivre en apportant quelques améliorations.

On continue notre route forestière en passant par « le saut du chien », un lieu « pavé » de petits ponts qui enjambent des crevasses mettant la roche à nu. En contre-bas la végétation reprend ses droits sur le minéral, un grand arbre s'est frayé un chemin en zigzagant entre les parois rocheuses ; son tronc semble douloureusement prisonnier des pierres imposantes, mais son feuillage fluide se déploie à l'air libre, vers un ciel serein. Alors que tout le monde s'interroge sur la signification de cette appellation « le saut du chien ». Quand soudain R. découvre, accrochée à un arbre, une laisse abandonnée, elle est de type extensible... s'agirait-il du saut à l'élastique du chien – nous sommes sans doute nombreux à y réfléchir encore !

En dernière phase de notre randonnée, nous faisons le débriefing près d'une auberge restaurant, le lieu est particulière bien choisi puisque Bernard a la très généreuse idée de nous offrir de délicieuses glaces à la vraie fraise et à la crémeuse vanille. Nous sortons sans hésiter nos pots bleu vif pour les déguster sur un coin de verdure. Jean présente une nouvelle façon plus thématique de nourrir les échanges en fin de parcours. Pour illustrer cette amorce, les marcheurs évoquent assez spontanément les problèmes de cohabitation en incarcération. L'idée est donc lancée. À nous de nous en saisir pour la prochaine sortie.

De cette journée, on gardera un beau mouvement d'ensemble - qui transparaît de façon saisissante dans les photos de Maurice (à ne pas manquer) – avec quelques pointes de couleur, quelques pistes d'exploration, d'expression...

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